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Un club de surf victime d’une campagne de dénigrement sur sa fiche Google My Business

Les faits. Durant l’été 2018, le dirigeant d’un club de surf aquitain s’est aperçu que de nombreux avis négatifs,ne correspondant à aucune situation rencontrée par son club, avaient été publiés à quelques jours d’intervalle sur la fiche Google My Business de son établissement.

Exaspéré, le surfeur a alors relevé que les avis litigieux avaient tous été rédigés sous anonymat, qu’ils étaient excessifs et infondés dans leur contenu, tout en étant très similaires dans la forme. Il s’est donc légitimement demandé s’il ne s’agissait pas de faux avis et si son club n’était pas, en réalité, l’objet d’une campagne de dénigrement savamment orchestrée.

Ces avis faisaient d’ailleurs suite, étrangement, à la diffusion d’un commentaire dénigrant publié par une cliente mécontente des prestations du club de surf.

Dans ces conditions, le dirigeant était donc légitimement fondé à douter de leur authenticité.

Le contenu des avis. Il était principalement reproché au club de ne pas respecter les règles de sécurité, de louer du matériel par mer « déchaînée », ou encore de ne rechercher que le profit.

Contestant fermement cette présentation et craignant des répercussions sur son chiffre d’affaire, c’est dans ce contexte que le dirigeant du club de surf a pris attache avec le cabinet.

La solution proposée. Intrigué par le caractère systématique des avis en cause, le cabinet a engagé des recherches, en partant du réseau social Facebook et des nom et prénom de la cliente mécontente.

Il est rapidement qu’elle était « amie » avec toutes les personnes à l’origine des avis litigieux, des recoupements ayant pu être réalisés à partir des pseudonymes utilisés.

Le résultat obtenu. Contactée par le cabinet, la cliente mécontente a entendu maintenir son avis, estimant être dans son bon droit.

En quelques heures en revanche, tous les « faux avis » étaient supprimés.

Considérant que cette cliente était de mauvaise foi et qu’elle lui avait causé un sérieux préjudice de réputation, le club de surf a mandaté le cabinet pour que le Tribunal de Grande Instance soit saisi de cette affaire, l’objectif étant alors d’obtenir des dommages et intérêts et le remboursement des frais avancés, outre la suppression de l’avis dénigrant, sous astreinte.