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Content Farming : suppression d’articles reprenant le nom d’un ancien dirigeant de banque à des fins de référencement

Suppression d’articles de content farming utilisant le nom d’une personne à des fins de référencement

Un ancien dirigeant de banque victime de « content farming »

À la fin de l’année 2025, un ancien PDG d’une grande banque française a découvert que des dizaines d’articles consacrés à son départ de la société – intervenu en 2023 – avaient été récemment publiés sur plusieurs sites internet.

Ces contenus anachroniques, publiés à des dates rapprochées, reprenaient les mêmes informations, les mêmes structures et les mêmes mots-clés et avaient visiblement été générés à l’aide d’outils d’intelligence artificielle.

Il était ainsi, manifestement, victime d’une campagne de « content farming ».

Le « content farming » est une pratique SEO consistant, pour l’éditeur d’un site internet, à y publier massivement des articles de faible qualité autour d’un sujet à fort potentiel de recherche – en l’espèce, le départ du dirigeant de la banque – afin d’y attirer du trafic et ainsi en améliorer le référencement.

L’homme d’affaires a alors pris contact avec notre cabinet d’avocat afin d’obtenir la suppression de ces articles extrêmement préjudiciables. Ceux-ci polluaient en effet, littéralement, les résultats de recherches le concernant.

 

L’intervention du cabinet pour identifier les auteurs de « content farming » et faire cesser leurs pratiques

Dans ce dossier, la difficulté tenait à l’anonymat des éditeurs des sites litigieux.

Le cabinet a donc commencé par saisir le président du Tribunal judiciaire de Bordeaux de plusieurs requêtes afin d’obtenir des hébergeurs des sites concernées la communication des données permettant d’identifier ces individus.

Les faits, à savoir la réutilisation massive du nom du client pour alimenter des contenus à des fins de référencement, étaient en effet constitutifs du délit pénal de traitement déloyal et illicite de données à caractère personnel.

Les requêtes ont été accueillies et les hébergeurs ont ainsi communiqué les données demandées.

 

La suppression des articles par les éditeurs et la cessation de la campagne de « content farming »

Les éditeurs ayant été formellement identifiés, le cabinet a adressé à chacun d’eux un courrier d’avocat exigeant la suppression de leurs articles et la cessation de toute nouvelle exploitation des données personnelles du client.

Ces démarches ont abouti à la suppression de l’intégralité des contenus litigieux.

 

Vous constatez une multiplication d’articles exploitant votre nom ou vos données personnelles à des fins de référencement ? Nous contacter.