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Une agence de marketing digital visée par des avis dénigrants sur sa page Google : un concurrent identifié

Les faits. Une agence spécialisée dans le marketing d’influence s’est aperçue que deux avis extrêmement dénigrants figuraient depuis peu sur sa page Google My Business. Plus grave encore, l’un de ces avis vantait directement les mérites d’une agence concurrente.

Après vérification dans le fichier client, le dirigeant de l’agence s’est rendu compte qu’il n’y figurait aucun individu répondant aux noms donnés par les auteurs de ces avis.

Il s’est alors demandé s’il ne s’agissait pas de pseudonymes destinés à masquer l’identité de personnes malintentionnées ou de concurrents malhonnêtes.

Le contenu des avis. Publiés dans un intervalle de temps très court, ces avis étaient rédigés en français pour l’un, en anglais pour l’autre.

Leurs auteurs se présentaient comme des clients déçus et indiquaient que l’agence manquait de « sérieux », qu’ils avaient dépensé une « fortune pour RIEN » et comparaient la communication de l’agence à de la « propagande ».

La solution proposée. Voyant déjà le nombre de nouveaux clients baisser et craignant des répercussions importantes sur la santé économique de l’agence, son dirigeant a pris contact avec le cabinet afin de connaître les solutions envisageables.

L’avis en anglais étant rédigé selon les règles de syntaxe françaises, le cabinet a rapidement compris que les deux commentaires avaient manifestement été publiés par une seule et même personne.

Le cabinet a alors soutenu une requête en communication de données d’identification auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de Paris afin d’obtenir de Google l’ensemble des éléments d’identification de la personne à l’origine des deux commentaires.

Sans surprise, les données communiquées par Google ont permis de révéler que l’adresse email principale du premier compte était identique à l’adresse de récupération du deuxième compte. Plus intéressant encore, il s’agissait de l’adresse professionnelle d’un concurrent.

Le dirigeant de l’agence a alors mandaté le cabinet afin de mettre en demeure le concurrent indélicat de supprimer ses avis et de lui verser des dommages et intérêts.

Le résultat obtenu. A réception du courrier de mise en demeure, le concurrent a immédiatement retiré ses commentaires. Une discussion a par la suite été engagée sur le montant de l’indemnisation.